Sobre Energie rejoint Deepki - Lire le communiqué de presse
logo Sobre Energie
Prendre rendez-vous
×
Prendre rendez-vous

La PPE 3 : Le cap est enfin fixé jusqu’en 2035

Posté le 24 février 2026

Après deux ans de retard et de nombreux rebondissements politiques, le décret actant la 3ème Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) a été publié ce 12 février 2026. Entre relance du nucléaire et accélération des renouvelables, quel est le nouveau mode d’emploi de la transition énergétique française ?

Un dénouement attendu après deux ans de flou

Créée par la loi de transition énergétique de 2015, la PPE fixe les grandes orientations énergétiques de la France pour répondre à sa trajectoire de décarbonation horizon 2050 : la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC).

Initialement prévue pour 2023, la PPE 3 a longtemps été l’otage de l’instabilité politique. Entre remaniements et absence de consensus à l’Assemblée pour une grande loi de programmation (LPEC), le Gouvernement a finalement tranché par la voie du décret.

Ce texte fixe désormais les objectifs de production et de consommation pour les périodes 2024-2028 et 2029-2033, avec une vision claire à l'horizon 2035. L'ambition reste monumentale : sortir la France de sa dépendance aux énergies fossiles (encore 60% du mix en 2022) pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

Les trois piliers du nouveau mix énergétique

La stratégie française repose désormais sur un "trépied" dont les chiffres ont été affinés :

Tableau récapitulatif des piliers de la programmation pluriannuelle sur l'énergie

Le chiffre à retenir : La France vise désormais une part de 0% d'énergies fossiles dans sa consommation finale d'ici 2050, avec une étape intermédiaire de réduction de moitié dès 2035.

La flexibilité : le nouveau « carburant » du réseau électrique

La PPE 3 va acter l’électrification des usages encouragée par la réglementation :

  • Chauffage décarboné avec les pompes à chaleur
  • Développement des véhicules électriques
  • Décarbonation des industries très intensives en énergie

L’enjeu pour l’avenir est de consommer moins d’énergie fossile et surtout mieux l’électricité pour assurer l’équilibre du réseau. Le développement du photovoltaïque en toiture (loi APER de 2023) et des bornes de recharge de véhicules (loi LOM) offrent des synergies stratégiques pour flexibiliser nos usages électriques.

La flexibilité, c’est la capacité d’un bâtiment à moduler sa demande et sa production d’énergie selon les pics de demandes sur le réseau (et donc à éviter les heures de pointe). Il y a trois leviers à activer :

  1. L'effacement : Réduire ponctuellement la consommation lors des pics de froid.
  2. Le décalage : Déplacer les usages énergivores vers les heures de forte production solaire ou éolienne.
  3. La modulation : Utiliser les batteries des véhicules électriques (V2G) ou le stockage thermique des bâtiments.

Et cela sur plusieurs usages comme l’éclairage non critique, la ventilation, le chauffage/climatisation, les IRVE (infrastructures de recharge pour véhicules électriques), ou encore certains équipements bureautiques ou industriels.

Cette étude repose sur l’analyse des données de consommation, via la GTB ou des capteurs, et sur une modélisation du potentiel de décalage des usages. Objectif : construire une stratégie de pilotage cohérente pour maximiser l’autoconsommation.

 

Vers une stratégie de pilotage cohérente

L'analyse des données de consommation n'est plus une option, c'est le prérequis à toute stratégie de décarbonation rentable. En modélisant le potentiel de décalage des usages (éclairage, CVC, IRVE), les entreprises peuvent transformer une contrainte réglementaire en opportunité économique.



🤖 Résumez cet article avec une IA

Cliquez sur un bouton pour résumer automatiquement cette page avec l’IA de votre choix.